

En France au début des années 60, l’émergence des chimiothérapies neuroleptiques et la mise en place progressive de la sectorisation ont permis aux patients de sortir du système asilaire au profit d’une diversification de prise en charge par des structures alternatives extrahospitalières : CMP, hôpitaux de jour, CATTP, foyers d’hébergement, familles d’accueil ainsi que des visites à domicile. Un travail en réseau avec les différents partenaires médicaux sociaux, éducatifs et juridiques s’est mis en place.
La psychiatrie française est actuellement confrontée d’une part à une pénurie de psychiatres conjuguée à une multiplication des tâches qui leur sont demandées par le législateur et, d’autre part, à une logique de restriction budgétaire ayant conduit à la fermeture de lits sans augmentation suffisante des structures alternatives.
Qu’en est-il de l’organisation actuelle des systèmes de soins en psychiatrie au Brésil, quelle place occupent-ils dans l’organisation générale de la santé, vers quelle politique de soins psychiatriques tend-on actuellement ? C’est le thème sur lequel nous avons échangé avec nos collègues brésiliens.
Avec comme intervenants :